Philippe Le Bas, l’helléniste (1794-1860)

Portrait de Philippe Le Bas de l'Institut. Fils du Conventionnel

Cette image est une photographie ancienne émmanant de la bibliothèque de la Sorbonne et publiée par Monique Olivier dans un article de 1982 de Mélange de la Bibliothèque de la Sorbonne N° 3.

Introduction, Philippe Le Bas de l’Institut

Philippe Le Bas, le jeune sacrifié de thermidor.

Philippe Le Bas, est le jeune enfant, laissé orphelin de père, le 9 thermidor an II, lorsque son père, le Conventionnel Philippe Lebas, refuse de s’associer à l’opprobre de la décision de la Convention de mise en état d’arrestation de Robespierre, de Saint-Just et de Couthon. Il demande ainsi sa propre arrestation et se suicide ensuite pour éviter la guillotine. Il témoigne ainsi d’un héroïsme hors du commun. Son fils, âgé de six semaines, est incarcéré pendant près de quatre mois avec sa mère et sa tante, deux des filles du menuiser Duplay, l’hôte de Robespierre. Que devient cet enfant ? Comment défendra-t-il la mémoire de son père ?.

Philippe Le Bas une vie très dense

Philippe aura une vie riche et dense, il la finira comme président de l’Institut de France et administrateur-conservateur de la bibliothèque de la Sorbonne. Il sera un grand érudit, un épigraphiste, un maître de conférences d’histoire et de littérature grecque à l’École normale (supérieure). Lui qui aura grandi, au sein de la famille Duplay, la famille d’adoption de l’incorruptible, Maximilien Robespierre, a beaucoup à nous apprendre sur cette période emblématique, en tant que témoin indirect mais aussi comme historien.

Philippe Le Bas le précepteur de Napoléon III

Mais Philippe Le Bas est surtout connu pour avoir été le précepteur, pendant huit longues années, du futur Napoléon III, le coup d’État de ce dernier ruina les rêves de République de son précepteur, lui le Républicain de naissance. Ainsi, Philippe Le Bas défenseur inconditionnel de la République la plus pure, aura-t-il contribué, malgré lui, à rendre possible la restauration de l’Empire et, avec elle, celle d’un pouvoir exécutif fort, auréolé des attributs de la monarchie.

Iconographie et statutaire

Philippe Le Bas, École Normale supérieure

La lithographie est signée Philippe Le Bas, nous somme en dreoit de penser qu’il s’agit d’un auto-portrait.

Bibliothèque de la Sorbonne

Philippe Le Bas à la Sorbonne

La figure de droite est une statue représentant Philippe Le Bas, elle fut réalisée par Jean Gautherin en 1876. Cette statue est située dans la grande salle de la bibliothèque de la Sorbonne, et constitue donc un hommage au conservateur-administrateur de la Bibliothèque de la Sorbonne, qui aura tenu un rôle important en cette bibliothèque..

Philippe Le Bas à l’Ecole Normale Supérieure

La lithographie quant à elle  appartient à la bibliothèque de l’ENS, et figure dans une exposition virtuelle de cet établissement.

Statue de Philippe Le Bas Bu La Sorbonne
Philippe Le Bas du temps de son préceptorat

Images de Philippe Le Bas jeune.

Les deux images noires et blanc sont issues du livre de Stéfane-Pol, la jeunesse de Napoléon III. La première représentant Philippe Le Bas est issue d’une miniature appartenant selon Stéfane-Pol à son beau-père, Léon Le Bas ( le fils de Philippe). La seconde image est la reproduction d’un tableau du même Léon Le Bas et représente Philippe Le Bas, et son élève le futur Napoléon III.

Philippe le Bas jeune, sur miniature mise en vente récemment, et réalisé par un certain germain Simon sans informations précises de date.